Texte de la convention

PREAMBULE

Nous, Chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union africaine (UA),Conscients de ce que l’environnement naturel de l’Afrique et les ressources naturelles dont elle est dotée sont une part irremplaçable du patrimoine africain et constituent un capital d’une importance vitale pour le continent et l’humanité tout entière;

Réitérant, comme nous l’avons déclaré lors de notre adhésion à la Charte de l’Organisation del’unité africaine, que notre devoir est de "mettre les ressources naturelles et humaines de notre continent au service du progrès général de nos peuples dans tous les domaines de l’activitéhumaine";

Conscients de l’importance toujours grandissante des ressources naturelles du point de vue économique, social, culturel et environnemental;

Affirmant que la conservation de l’environnement mondial est une préoccupation commune àl’humanité tout entière, et celle de l’environnement africain, une préoccupation majeure de tous les africains;

Réaffirmant que les Etats ont, conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique en matière d’environnement et de développement, et le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommages à l’environnement dans d’autres Etats ou dans des zones ne relevant d’aucune juridiction nationale;

Réaffirmant également que les Etats ont la responsabilité de protéger et conserver leur environnement et leurs ressources naturelles, et de les utiliser de manière durable, dans le but de répondre aux besoins de l’homme en accord avec les capacités limites de l’environnement;

Conscients des dangers qui menacent ce capital irremplaçable;

Désireux d’entreprendre une action individuelle et collective en vue de la conservation, de l’utilisation et du développement de ce capital par l’établissement et le maintien de son utilisation durable;

Se référant au Plan d’action de Lagos pour le développement économique de l’Afrique et à l’Acte final de Lagos, ainsi qu’à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples;

Prenant note de la Charte des droits et des devoirs économiques des Etats, et de la Charte mondiale de la nature, adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies;

Conscients de la nécessité de continuer à promouvoir les principes contenus dans la Déclaration de Stockholm, de contribuer à la mise en œuvre de la Déclaration de Rio et du Programme Action 21, et de coopérer étroitement à la mise en œuvre d’instruments mondiaux et régionaux conformes à ces objectifs;

Considérant les principes et objectifs énoncés dans le Traité instituant la Communautééconomique africaine et l’Acte constitutif de l’Union africaine;

Convaincus que les objectifs susmentionnés seront plus facilement réalisés par l’amendement de la Convention de 1968 d’Alger pour la conservation de la nature et des ressources naturelles et au renforcement de ses éléments ayant trait au développement durable;

Sommes convenus de ce qui suit :