Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée
Ce protocole à la convention de Barcelone a été adopté à Barcelone le 10 juin 1995, et il est entré en vigueur le 12 décembre 1999.
Il vise à sauvegarder les ressources naturelles communes de la région méditerranéenne, et à conserver la diversité du patrimoine génétique. Les Etats sont invités à créer des aires spécialement protégées (ASP) dans les zones côtières et marines sous leur juridiction. Ils peuvent également établir des aires spécialement protégées d’importance méditerranéenne (ASPIM) lorsque les sites sont d’une valeur particulière pour la région. Les ASPIM peuvent être instituées en haute mer.
Le protocole prévoit l'élaboration, par les parties, de lignes directrices pour la création et la gestion des aires protégées, et énumère un certain nombre de mesures appropriées que les parties doivent adopter afin d'assurer la protection des aires. Parmi celles-ci on peut citer: la réglementation de l'introduction de toute espèce non indigène ou génétiquement modifiée, l'interdiction de rejeter des déchets, la réglementation du passage des navires, ainsi que toute autre mesure permettant de sauvegarder les processus écologiques et biologiques ainsi que les paysages. Il introduit aussi des mesures, nationales ou de coopération, que les parties doivent prendre pour protéger et conserver des espèces animales et végétales dans l'ensemble de la zone de la mer Méditerranée.
Les annexes comprennent une liste des critères communs que les parties doivent respecter pour le choix des zones marines et côtières susceptibles d'être protégées par le régime des ASPIM. Elles dressent également une liste des espèces menacées ou en danger, ainsi qu'une liste des espèces dont l'exploitation doit être réglementée.
